River: Un drame policier plus qu'un polar dramatique

John River arrive sur ARTE
"ARTE" diffusait ce soir les trois premiers épisodes de la mini-série britannique "River" dans laquelle le comédien suédois Stellan Skarsgard incarne John River, un policier brillant et taciturne,   encore sous le choc du meurtre récent de Stevie sa coéquipière. Décidé à faire la lumière sur cette affaire, il enquête sans relâche avec... Stevie à ses côtés. En effet, River voit et communique régulièrement avec la jeune femme ainsi qu'avec d'autres personnes mortes qu'il a pu côtoyer au long de sa vie, ce qui lui joue des tours et qui peu à peu le marginalise auprès de ses collègues. Sont-ils des fantômes ? des rêves ? ou les symptômes d'une quelconque pathologie mentale ? Toute la question est là.  Au casting, on retrouve quelques visages familiers du petit écran tels qu' Owen Teale (Game of Thrones), Nicola Walker (MI-5) ou Eddie Marsan (Ray Donovan) mais la présence de Skarsgard est telle qu'ils peinent à exister. Si la très bonne scène d'ouverture du premier épisode pouvait laisser augurer que cette fiction sera teintée d'action, il n'en est rien, bien au contraire, "River" est entièrement basée sur la psychologie instable et coupable de son héros quitte à parfois être très lente voir  même carrément contemplative. Sombre, poétique, introspective, déroutante, surprenante, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier cette mini-série un brin austère au premier abord mais dont on ne décroche pas tant elle est mystifiante. En effet, si l'on devrait être obsédé par la résolution de l'enquête sur le meurtre de Stevie,  cela ne s'impose pas à nous comme une évidence, John River happant toute l'attention, nous entraînant de surprise en surprise au point finalement d'être à lui-seul l'intrigue. A voir absolument.

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